Banc d’Essai SOUNDREBELS
Extraudio DAC 2 

Date de parution : Avril 2024

Diffuseur : Soundrebels

Pays : Pologne

Objet du test : Extraudio Dac2 MKII

Chroniqueur : Marcin Olszewski et Jacek Pazio

Opinion 1

Après les vacances, nous devrions enfin pouvoir nous reposer du flot intarissable de publicités comparatives et des querelles entre partisans de différentes marques. Cependant, chez nous, les audiophiles, les passionnés de chiffres, d’analogique vs numérique, de câbles en veux-tu en voilà, dac, etc., nous n’avons pas besoin d’une raison spéciale pour engager un nouveau débat pour défendre tel ou tel autre point de vu, de marque ou de produit. De plus en plus souvent sur ce marché, certains fabricants quittent le bateau en refusent cette doctrine et décident de s’engager dans leur propre voie. Ils optent pour des solutions personnalisées telles que le Ring DAC de dCS ou les échelles R2R, notamment Aqua Acoustic Quality, Esoteric (Master Sound Discrete DAC), Rockna, Sonnet Audio et bien d’autres de plus en plus nombreux.

Et nous retrouvons parmi ces renégats, le bien… mais trop peu connu Extraudio avec son ensemble préamplificateur/amplificateur orange, qui, grâce à la gentillesse de Quality Audio, le distributeur de la marque dans notre chère Pologne, a décidé de nous privilégier en mettant à notre disposition le dac haut de gamme de la marque, j’ai nommé : le DAC2. Nous vous encourageons très chaleureusement à en faire sa connaissance.

Ainsi que vous le constaterez en parcourant les photos ci-dessous, le DAC2, contrairement à ses frères et cousins aînés, est arrivé chez nous dans une couleur un peu moins « agrumes », c’est-à-dire que sa silhouette se pâme à présent de noir distingué, remplaçant ainsi le blanc argenté précédent de sa face avant. Le tout est fabriqué à partir d’aluminium aéronautique précisément usiné, recouvert d’un revêtement céramique spécial. Pour éviter la monotonie, les hollandais ont décidé de pousser la distinction en dorant non seulement le bouton de sélection de sources situé sur le côté gauche, mais également l’interrupteur central et le petit sélecteur de filtres sur le côté droit. En outre, lorsque le DAC Extraudio est allumé, notre regard est attiré par la présence de sept mini-LED assignées à chaque entrée, affichant également le filtre sélectionné ainsi que six autres indiquant la fréquence d’échantillonnage du signal décodé. Le très élégant logo de la marque en forme de biscuit a été reproduit, tout comme dans le reste des appareils de la série ORIGIN, sur plaque supérieure de l’objet afin d’assurer une parfaite aération du boîtier et de l’électronique mais également en apportant une touche de classe et d’élégance face à laquelle il est difficile de rester indifférent.

Face à une telle débauche d’élégance et de distinction, rare même dans le domaine du secteur strictement haut de gamme, il serait facile de passer à côté de la plaque arrière, non moins surprenante qui nous cueille par sa d’entrées numériques et tout autant par ses paires de sorties analogiques doublées… Cette pléthore de connections ne découle cependant pas d’une volonté de vous en mettre plein les yeux mais plutôt de la topologie du convertisseur lui-même et, conséquemment, d’un souci d’offrir à l’utilisateur à la fois des sorties directes XLR et RCA de haute qualité et leur semblables avec un étage transistorisé de type BJT fonctionnant en classe A, pour une sortie haut voltage. Pour ce qui est des entrées numériques, Extraudio propose non seulement la panoplie des entrées standard : optique, BNC, coaxiale et AES/EBU, ainsi que l’incontournable de nous jours USB mais aussi la bien plus confidentielle l’I²S en deux formats, s’il vous plaît : LVDS (HDMI) avec molette d’adaptation à tous les protocoles (HDMI) mais encore l’RJ45. À quoi il est rajouté la connectivité sans fil Bluetooth 5.0 prenant en charge l’Aptx HD et ses versions plus récentes.

En ce qui concerne le cœur du système, il convient de noter dès le départ que le DAC2 est construit sur une architecture modulaire, il est ainsi apte à différentes mises à niveau futures. Qui plus est, comme déjà mentionné, il repose sur un circuit Quad R-2R Ladder exclusif, comprenant quatre plaques d’environ 600 résistances foliaires Vishay Foil Resistors® de haute qualité avec une tolérance de 0,01% chacune,  assurant une résolution de 32 bits. Le tout contrôlé par plusieurs circuits FPGA responsables de la conversion, de la correction de la linéarité, de la fréquence d’échantillonnage ainsi que de la sélection des entrées et du conditionnement des signaux numériques (ce dernier incombant aux puces FPGA ARM). Si ce n’était pas suffisant, Extraudio a pris le soin de séparer toutes les entrées du son DAC2 de façon galvanique. Les entrées USB et l’I²S supportent à la fois les signaux PCM jusqu’à 764 kHz/32 bits et le DSDx8 (DSD512), tandis que les restantes, spdif, se limiteront au 192 kHz/24 bits. Plusieurs filtres numériques sont également de la partie : rouge, orange, vert, pouvant bien sûr être désactivés.

Une attention cruciale a été centrée sur l’alimentation de tout cet écosystème, avec trois transformateurs quadruples de faible bruit de classe médicale brevetés, 18 diodes Schottky et une impressionnante batterie de condensateurs d’une capacité totale de… 60 000 µF. Impressionnant pour un DAC qui semble peu gourmand en courant !

Quant aux tests d’écoute, nous ne pouvons que remercier le distributeur d’avoir mis à notre disposition un engin déjà rodé dont la prise en main fut immédiate, nous évitant ainsi les caprices des premières rencontres.  

Dans ces conditions, « Asfâr » du Trio Joubran nous comblait avec d’une restitution incroyablement réaliste et pleine d’émotions où l’atmosphère intrigante des mélodies palestiniennes est structurée de parties sophistiquées de oud et de percussion locales. Il y a quelque chose de magique dans ces compositions, de la liberté et une profusion de différentes couches qui forment le récit tout en captivant fermement l’attention de auditeur, sans quoi, il lui aurait été facile de partir en promenade dans les marais ; une nostalgie difficile à définir. Contrairement à ce que nous aurions pu attendre d’appareils se focalisant davantage sur l’aspect mélodique du morceau, et bien que peu exigeant, nous sommes ici plongés dans une ambiance et des arrières plans offrant un cadre idéal pour la dégustation des meilleurs plats de la cuisine arabe. Tel est le DAC2 d’Extraudio.

Le Dac 2 ne se contente pas d’offrir à l’auditeur un accès facile à une richesse sonore extraordinaire sinon qu’il met également en valeur la maîtrise des musiciens eux-mêmes sans toutefois qu’il s’agisse d’une forme de perfectionnisme froid et vide de sens. Non, nous sommes en présence d’une image excitante avec un flux très tangible, de la joie tirée de la création musicale partagée, et de la synergie existante entre frères auxquels c’est joint un invité occasionnel (par exemple, sur « Douja ») Dhafer Youssef. Il y a une respiration, une liberté et une précision extraordinaires dans la mise au point des sources apparentes avec une graduation claire des plans, des résonances libres et une dynamique s’exprimant à la fois sur une échelle micro et macro.

Toujours est-il que, si le Dac 2 brille de mille lumières lorsqu’on lui demande de retranscrire  des ambiances douces dans des climats éthérés, il convient de noter que cela ne signifie nullement le dac Extraudio ne puisse pas faire étalage de  sa force sur un répertoire beaucoup moins civilisé car lorsqu’on lui offre à distiller ce type de carburant, le Dac 2 dont il est ici question ; peut illico déchaîner l’enfer dans votre salle.

Comme il l’a commis, par exemple sur « AfterLife » de Five Finger Death Punch, sur la créativité joyeuse des filles de Black Spikes ou l’expressivité tout aussi déchaînée d’Alissa White-Gluz avec son équipe, Arch Enemy (« Deceivers »), où les riffs de guitare tranchants et les explosions de batterie cèdent la place à des grognements et des cris qui font bouillir le sang. Il est devenu évident qu’au lieu de caresser nos sens avec des accords délicats de oud, le DAC2 est capable, sans scrupules, d’encaisser l’agression originale et la force destructrice des genres rock les plus lourds (pour autant que le death metal mélodique puisse être considéré comme tel) sans chercher à les radoucir ou à les civiliser d’une quelconque manière.

Quoi que, pour être tout à fait précis, en sélectionnant le filtre « vert » l’on avait accès à un peu plus de courtoisie dans la présentation des choses. Avec une restitution moins rugueuse, plus arrondie légèrement moins drastique. Une option, un choix non négligeable offert à l’utilisateur afin de façonner le caractère du Dac 2 selon les envies et les humeurs du moment.

Sachez aussi que, durant tout le temps partagé avec le Dac 2 d’Extraudio depuis son arrivée, je n’ai jamais réussi à surprendre cet hollandais montrant les signes d’une agressivité excessive ou d’une interprétation artificiellement tranchante du message. Même si l’agressivité émanait clairement des enceintes, elle provenait uniquement du message à la source et non d’une coloration ou d’une interprétation excessive du Dac.

En résumé, à moitié sérieusement, à moitié en plaisantant, on pourrait ironiquement dire que malgré le ton très sérieux et distingué du son du Dac 2, ses réserves surprenantes de vitalité avec sa finition digne du bien connu combo de XP5 & XP-A1500 très méritant, que pourrait-on attendre de plus ? Et en parlant sérieusement à présent, il semble logique et conseillé que les propriétaires d’autres appareils de la gamme Origin de la marque Extraudio devraient automatiquement être des candidats, vue les performances du Dac 2, à l’intégration de ce dernier dans leurs systèmes. Mais pas qu’eux ; tous les autres amateurs de haute-fidélité cherchant un convertisseur strictement haut de gamme, à moins qu’ils ne préfèrent le romantisme et une certaine douceur, ne devraient pas non plus négliger l’écoute de cet appareil. Soulignons également que, bien qu’Extraudio, du moins pour l’instant, ne soit pas une marque de référence, elle enfonce une fois de plus avec ce Dac 2 un clou dans ce secteur privilégié, n’ayant par conséquent aucune raison de trembler ni de ressentir de complexe sur sa lancée. Bien au contraire, elle est tout à fait dans son droit d’exiger sa place face à une concurrence notablement plus établie dans ce segment exigeant.

Marcin Olszewski

Matériel utilisé pour ce test :
– CD/DAC: Ayon CD-35 (Preamp + Signature) + Finite Elemente Cerabase compact.
– File player: Lumin U2 Mini + Farad Super3 + Farad DC Level 2 copper cable + Omicron        Magic Dream Classic; I-O Data Soundgenic HDL-RA4TB.
– Turntable: Denon DP-3000NE + Denon DL-103R.
– Phono preamplifier: Tellurium Q Iridium MM/MC Phono Pre Amp.
– Digital source selector: Audio Authority 1177.
– Integrated amplifier: Vitus Audio RI-101 MkII.
– Speakers: Dynaudio Contour 30 + Acoustic Revive SPU-8 pads + Base Audio quartz          platforms.
– RCA interconnects: Furutech FA-13S; NEO d+ RCA Class B Stereo + Ground (1m) phono
– XLR interconnects: Vermöuth Audio Reference; Furutech DAS-4.1.
– Digital cables: Fadel art DigiLitz; Harmonic Technology Cyberlink Copper; Apogee              Wyde Eye; Monster Cable Interlink LightSpeed 200.
– USB cables: Wireworld Starlight; Vermöuth Audio Reference USB; ZenSati Zorro.
– Speaker cables: Signal Projects Hydra + SHUBI Custom Acoustic Stands MMS-1.
– Power cables: Esprit Audio Alpha; Furutech FP-3TS762 / FI-28R / FI-E38R; Organic          Audio Power + Furutech CF-080 Damping Ring; Acoustic Zen Gargantua II;
    Furutech Nanoflux Power NCF.
– Power strip: Furutech e-TP60ER + Furutech FP-3TS762 / Fi-50 NCF(R) /

   FI-50M NCF(R).
– Wall power socket: Furutech FT-SWS-D (R) NCF.
– Switch: Silent Angel Bonn N8 + Silent Angel S28 feet + Farad Super3 power supply +          Farad DC Level 2 copper cable.
– Ethernet cables: In-akustik CAT6 Premium II; Audiomica Laboratory Anort                            Consequence, Artoc Ultra Reference, Arago Excellence; Furutech LAN-8 NCF; Next

    Level. Tech NxLT Lan Flame.
– Anti-vibration platform: Franc Audio Accessories Wood Block Slim Platform.
–Table: Solid Tech Radius Duo 3.
– Acoustic panels: Vicoustic Flat Panel VMT.

Opinion 2

Comme certains de nos fidèles lecteurs s’en souviendront peut-être, il y a un peu plus d’un an, nous avons eu l’occasion de nous frotter à ce fabricant. Je fais référence à la marque néerlandaise Extraudio, dont les produits arboraient à l’époque une couleur orange, fortement inspirée de celle de l’équipe nationale de football. Je parle bien sûr du combo préampli-ampli Extraudio XP5 & XP-A1500. L’amplificateur de puissance offrant un monumental 1,5 kW par canal, il avait suscité chez-nous le plus grand intérêt suspicieux en nous susurrant à l’oreille que seul Manique pourrait lui trouver des haut-parleurs sur le marché qu’il ne pourrait dompter. Le temps passé en compagnie de ce combo nous a suscité une telle intrigue nous avons immédiatement entamé des pourparlers avec le distributeur pour l’exploration du reste de leur gamme de produits. Et ainsi, nous avons appris que le département d’ingénierie d’Extraudio travaillait sur l’élaboration d’un dac. Nous avons imaginé dans un premier temps que « le nouvel énergumène » venant étendre l’offre de la marque se retrouverait bientôt sur nos bancs de tests ! Or, près d’un an s’est écoulé avant que nous n’ayons l’opportunité d’en faire la connaissance. Toujours est-il que, le temps passe vite, et grâce à diligence du distributeur Quality Audio, ce tout dernier spécimen nommé : « Extraudio DAC2 QUAD R-2R Ladder » s’est retrouvé entre nos mains avec son lot de nouvelles idées techniques.

 

Soyons honnêtes, les sophistications et spécifications techniques d’un appareil sont importantes et nous ne vous avons donné qu’une version très abrégée des données techniques totales. Si tel est votre intérêt, je vous invite à consulter le tableau ci-dessous

afin que vous puissiez assouvir votre soif de détails.

 

Passons à présent au comportement de la bête !

L’étalage des innovations techniques évoquées dans le paragraphe précédent avait-elle un sens ? Et si oui, quel en est l’impact esthétique sur la reproduction audio de convertisseur dont il est ici question ? Honnêtement ! Je n’en ai pas la moindre idée !

Ce que je peux en revanche affirmer, pour rentrer dans le vif du sujet, c’est que nous n’avons pas regretté d’attendre un an pour découvrir la dernière proposition de conversion digitale des Néerlandais.

 

D’abord et d’entrée de jeu ; une liberté générale de la présentation sonore qui, grâce aux deux types de sorties analogiques High Level et Direct R-2R ainsi qu’aux quatre étapes de filtrage du signal, pouvait être largement adaptée à nos préférences d’écoute sans le besoin de changements de câblage ou je ne sais quel autre artefact externe si à la mode.

Comment le sais-je ? Eh bien, sans connaître l’effet de chaque filtre sur le son, j’ai testé les deux sorties analogiques, que j’ai chemin faisant corrigées avec le filtre approprié. Mon choix s’étant décanté, en fonction d’une présentation plus essentielle et plus détendue de la musique vers le protocole R-2R. La sortie High Level est très intéressante et certains, en fonction des forces et des lacunes de leur système pouvant la préférer. Or, en ce qui me concerne, je l’ai trouvée trop dynamique à mon goût. Sans exagération, c’est-à-dire sans crier ou devenir trop agressif, mais l’accent principal était sur la vitesse et l’agressivité de la présentation. Comme exprimé, les différences n’étaient pas dramatiques tout en étant bien réelles et, pour mes goûts et en fonction mon système, la sortie analogique R-2R direct m’apportait le calme et la rondeur qui m’enchantent. C’est donc cette configuration que j’ai adoptée pour la suite des écoutes.  

Ainsi,  j’ai pu apprécier un rendu offrant un bon équilibre, une bonne résolution, de l’énergie et une ampleur dans la recréation virtuelle de la scène. Sans exagération d’aucun aspect, juste en montrant le matériel avec un niveau de nuances plus complet, chaque sous-domaine étant traité de manière équitable. Est-ce mauvais d’être aussi subtil ? Après tout, n’est pas ce que recherchent beaucoup d’entre nous ?

Je ne pense pas car mettre excessivement en avant les moyennes fréquences peut devenir un inconvénient pour ce qui est de la polyvalence. L’objectif fondamental de ce type de projets devrait être d’éviter d’imposer son propre style sur le reste de la configuration. À mon avis, c’est là la plus grande force de notre héros. Il dose habilement la quantité de musique dans la musique, de sorte que même si elle est un peu plus chaude pour quelqu’un, elle reste dans une bonne plage. Comme je l’ai mentionné au début du paragraphe, cela peut être ajusté de deux manières dans l’Extraudio DAC2, soit en utilisant l’une des deux sorties analogiques, soit en jouant avec la section de filtrage du signal numérique. Dans mon cas, j’ai opté pour le R-2R et le filtre vert, c’est-à-dire le plus calme et le plus fluide que j’ai pu obtenir avec les réglages de base. Le résultat a été un bon compromis entre l’écoute de musique douce et plus agressive. Douce comme le célèbre trio : K. Jarrett, Gary Peacock et Jack DeJohnette dans « Live At Montreux », où le système a non seulement parfaitement montré la compréhension des musiciens sur une scène qui demande une concentration totale avant de commettre une erreur parmi un public captivé par chaque note, mais aussi la virtuosité des musiciens eux-mêmes, ainsi que la richesse, la légèreté du son et les timbres de chaque instrument. Trop accentuer les médiums de ce type de musique peut entraîner un excès de poids et de lourdeur sur les notes souvent au détriment de la brillance et de l’attaque des instruments, alors que trop de légèreté peut en résulter dans une attaque trop franche des notes en passant quelque peu à côté des nuances si importantes de ces dernières dans une restitution que l’on veut le plus proche du réel.

Notre « petit DAC » s’est sorti de méandre la tête haute. Avec légèreté tout en apportant une belle palette de couleurs et cette rare sensation de liberté pour un rendu de global de l’album plus qu’excellent.

Et qu’en est-il du matériel Rebel ?

Pas de soucis, il s’en est également bien sorti. Bien sûr, même une augmentation trop forte du poids des enregistrements rock comme « Master Of Puppets » de Metallica ne pose souvent pas de problème, car ils sont tout simplement plus agréables à écouter, mais il est également vrai que cela peut nuire à la restitution appropriée des intentions des artistes en termes de rapidité de montée en puissance du signal et d’agressivité de l’attaque. Il est donc préférable, à la manière d’Extraudio, de saturer le message plus légèrement que trop fortement, car cela rendra l’écoute plus agréable sans sacrifier l’imprévisibilité. Personnellement, je préfère l’approche présentée par les Scandinaves, donc sans exagération, je peux affirmer que, tout comme le jazz, le rock s’est également très bien comporté.

Ce convertisseur Extraudio DAC2 des Pays-Bas peut-il briller dans toutes les configurations potentielles de différents systèmes ? Cela vous semblera audacieux de ma part mais je considère que c’est un challenge qu’il relève haut la main.

Pourquoi ? Me direz-vous ? Et bien, je vous dirais : « Sa polyvalence dans la façon de façonner le son. » Un son exigeant parfois de la précision, d’autres de la plénitude en maintenant en toute circonstance ce consensus déterminant entre le poids, la réactivité, voire l’immédiateté cruciale nécessaire à la transmission si délicate du message musical numérique.

Le projet décrit  a été suffisamment bien conçu pour pouvoir répondre à presque toutes les attentes de n’importe quel acheteur, qu’il soit dodu ou maigre. Et quel que soit son penchant, ce dernier serait fautif de ne pas le vérifier par lui-même.

Donc, si vous cherchez quelque chose d’exceptionnel dans la restitution et le traitement du signal numérique, l’Extraudio DAC2 noir et or des Pays-Bas devrait certainement rentrer dans votre liste être des principaux candidats.

 

Jacek Pazio

Matériel utilisé pour ce test

  • CD/DAC : Ayon CD-35 (Preamp + Signature) + Finite Elemente Cerabase compact.

  • Lecteur réseau : Lumin U2 Mini + Farad Super3 + câble en cuivre Farad DC Level 2 + Omicron Magic Dream Classic ; I-O Data Soundgenic HDL-RA4TB.

  • Platine tourne-disque : Denon DP-3000NE + Denon DL-103R.

  • Préamplificateur pour tourne-disque : Tellurium Q Iridium MM/MC Phono Pre Amp.

  • Sélecteur de source numérique : Audio Authority 1177.

  • Amplificateur intégré : Vitus Audio RI-101 MkII.

  • Enceintes : Dynaudio Contour 30 + sous-couches Acoustic Revive SPU-8 + plateformes en quartz Base Audio.

  • Câbles RCA : Furutech FA-13S ; phono NEO d+ RCA Class B Stereo + Ground (1m).

  • Câbles XLR : Vermöuth Audio Reference ; Furutech DAS-4.1.

  • Câbles numériques : Fadel art DigiLitz ; Harmonic Technology Cyberlink Copper ; Apogee Wyde Eye ; Monster Cable Interlink LightSpeed 200.

  • Câbles USB : Wireworld Starlight ; Vermöuth Audio Reference USB ; ZenSati Zorro.

  • Câbles d’enceintes : Signal Projects Hydra + supports acoustiques sur mesure SHUBI MMS-1.

  • Câbles d’alimentation : Esprit Audio Alpha ; Furutech FP-3TS762 / FI-28R / FI-E38R ; Organic Audio Power + bague d’amortissement Furutech CF-080 ; Acoustic Zen Gargantua II ; Furutech Nanoflux Power NCF.

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